Devenir philosophe

  Après le 1er entretien (« Devenir philosophe ») sacrifiant au rituel du genre, qui est de raconter comment l’auteur est devenu lui-même, le plan du livre (indiqué p. 157) part d’une division des chapitres en deux groupes. Le second, qui comprend les cinq derniers chapitres, suit un « parcours » qui « reprend » celui du Complément de sujet, publié par Descombes en 2004. Le premier, le plus important, propose d’abord, sur le registre ontologique, une analyse des variétés de l’identité, puis s’élève à une défense et illustration de la métaphysique, envisagée dans sa nature et dans ses méthodes. Nous présenterons donc ces deux parties en inversant leur ordre.

  Dans « Devenir philosophe » nous accompagnons d’abord Descombes dans le sérail. Nous le voyons en hypokhâgne élève d’Yvon Brès (10), participant au groupe « Socialisme ou Barbarie » et y  rencontrant comme un véritable choc les idées de Castoriadis (15), puis obtenant une licence de sociologie (35). En 1980 a lieu la lecture de Conscience de soi et autodétermination d’Ernst Tughendat, où il trouvera « une confrontation productive entre l’idéalisme allemand et la philosophie analytique » (24). On pourrait dire qu’à partir de là Descombes va réussir une confrontation productive entre un certain structuralisme français, représenté en particulier par Le Discours et le Symbole d’Edmond Ortigues (14)[8], et la philosophie analytique, représentée surtout par le second Wittgenstein avec ses deux disciples thomistes, le couple formé par Elisabeth Anscombe et Peter Geach. 

 

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