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Rumeurs et vérité en histoire

avec Elisabeth Roudinesco, Guillaume Mazeau et  Franck Lelièvre

I Les exposés

Celui qui publie un livre peut-il s’étonner s’il lui faut en répondre ? Et serait-ce un scandale si, voulant faire l’historien, il rencontre l’expertise des historiens de métier ou si, prétendant, d’un trait, liquider toute la psychanalyse alors que partout sont palpables les ravages de l’idéologie de l’évaluation et les effets psychiques de la violence sociale, un laboratoire universitaire, composé de sociologues et de psychologues, le CERReV, offre l’hospitalité et l’invite à une « dispute » sans concession mais dans les règles ?

Ce débat a eu lieu à l’occasion de la sortie du livre Mais pourquoi tant de haine ? (Seuil) et en présence d’Elisabeth Roudinesco et deux de ses co-auteurs. 700 personnes se sont déplacées. Mais pas le principal intéressé. Nous lui avions écrit l’espérer  « en compagnie de ceux de (ses) amis qui, avec vous, auront à honneur de vouloir y participer, ceci dans la plus grande transparence et afin d'éclairer ceux, nombreux, qui s'intéressent à la controverse en cours. ». Passons sur la teneur de la réponse qu’il a cru pouvoir nous adresser.

Dans un brûlot paru le 21 avril en effet, Le crépuscule d'une idole, Michel Onfray a prétendu pouvoir régler le cas de Freud et « offrir une lecture qui, il me semble, n’a jamais été proposée et qui met en perspective la vie et l’œuvre sur le principe nietzschéen qu’une pensée est toujours la confession autobiographique de son auteur » (Lire, mars 2010). Confession, inquisition ou lynchage ? La question commandait tout naturellement le thème choisi le 27 mai dernier à l’Amphithéâtre Tocqueville de l’Université de Caen : Rumeurs et vérité en histoire, question cruciale et jamais traitée en tant que telle, malgré les très nombreuses apparitions médiatiques de l’intéressé, dans des débats où il choisit ses interlocuteurs.

Chacun en jugera. Ce sont des livres, des procédés et des allégations infondées, qui ont été analysés puis discutés avec la salle ce soir là. Les questions abordées ont porté sur la transmission du savoir et l’établissement de la vérité en histoire et en philosophie. Et il faut espérer que les invraisemblables accusations de Michel Onfray contre Freud auront perdu tout crédit grâce à cette belle et vivante soirée. Elles ne diffèrent guère de celles qui lui font faire de Charlotte Corday le défenseur de la pureté du bocage normand contre les intellectuels parisiens ou de l’infortuné Kant le précurseur d’Eichmann.

 

 

 

Propos introductif d'Anne Golse, sociologue (Université Caen-Basse-Normandie) au nom du CERReV.


 

 

Intervention d'Elisabeth Roudinesco, historienne (Université Paris-Diderot) sur le Crépuscule d’une idole (Grasset) et Freud.

 
 

 

Intervention de Guillaume Mazeau, historien, (Université Paris I – Sorbonne) sur La religion du poignard (Galilée) et Charlotte Corday.

 

 

Intervention de Franck Lelièvre, philosophe, (Lycée Charles de Gaulle, Caen) sur le Songe d’Eichmann (Galilée) et Kant.


 

 

 

 

II Les débats

Le débat a eu lieu avec la salle, il fut vif et ouvert. En voici quelques morceaux choisis significatifs .Nous les avons groupés par thèmes.

 

 

 

 

Freud, les médias et la haine de la psychanalyse.


 

 

La question du « génocide » vendéen.


 

 

L'Université « populaire » et le « philosophe médiatique ».


 

 

 

Cette soirée soutenue par la Société normande de philosophie n’aurait pu s’organiser sans multiples soutiens et de nombreux et efficaces secours. Qu’ils soient tous remerciés et particulièrement Erik Laloy, Michel Leverrier et Gilles-Olivier Silvagni, sans qui rien n’aurait été possible.

F. Lelièvre.

 

 

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