TITRE : "Vivre et philosopher sous les césars " ; " Vivre et philosopher sous l'empire chrétien" ; "Julien dit l'Apostat ". Auteur : Jerphagnon Lucien


DATE DE PARUTION : 1980, 1983, 1986


Appréciation générale : 3 livres d'histoire et de philosophie passionnants. 

Les deux premiers relatent, en parallèle de l'histoire de l'empire romain d'Orient et d'Occident-, l'ambiance intellectuelle et philosophique de la période qui va du règne d'Octave Auguste (-27-14) à celui de Romulus Augustule (475-476) qui marque la fin de l'empire romain. Le troisième éclaire la période de Julien (361-363) et sa volonté de résister au christianisme par un retour au paganisme.La période de -27 à 337, fin du pouvoir de Constantin, et basculement de l'empire romain dans le christianisme, est encore celle de la philosophie antique : Platon, Aristote, Plotin, empreint de paganisme, de stoïcisme et d'épicurisme. Mais le christianisme commence à introduire des valeurs fondamentalement opposées aux valeurs antiques : son irrationalité (foi contre raison), son recours au mythe d'un dieu qui s'incarne, qui promet la résurrection des morts, sa manière audacieuse de résoudre le problème du mal (le destin stoïcien opposé à la culpabilité personnelle de l'homme).La période de la mort de Constantin à celle retenue  pour la fin de l'empire romain (476) est celle du triomphe du christianisme malgré des résistances et notamment celle de Julien l'Apostat. La caractéristique du christianisme c'est de n'être pas resté un spiritualisme et une religion personnelle mais de s'être fourvoyé dans le temporel et d'avoir pu, de ce fait, règlementer, dans le moindre détail la vie quotidienne de chacun pendant plus de 1000 ans.Tout ceci serait peut-être acceptable si, au total, l'humanité s'en était trouvé améliorée. Il est clair que l'histoire mouvementée de l'empire romain avec ses mœurs brutales et ses cruautés n’est guère différente de l’histoire moderne avec ses différents massacres. Les pays chrétiens n'ont pas apporté la preuve de l'efficacité de l'amour du prochain pour établir l'harmonie entre les hommes et les peuples.C'est, au fond, bien dommage.

Remarque :  les deux premiers ouvrages sont épuisés chez l'éditeur; on les trouve à la bibliothèque de Caen.

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